
Port-au-Prince, Haïti — 3 août 2025
Un tremblement de terre de magnitude 4.1 a secoué la capitale haïtienne dans la nuit du 3 août, semant la panique parmi la population. Bien que les autorités n’aient pas encore publié un bilan officiel complet, des dégâts matériels ont été signalés dans plusieurs quartiers, notamment à Delmas, Carrefour et Pétion-Ville.
Une population réveillée en sursaut
Il était environ 22h47 lorsqu’une forte secousse a été ressentie dans Port-au-Prince et les communes voisines. De nombreux habitants, pris de panique, se sont précipités hors de leurs maisons, craignant des répliques ou l’effondrement de bâtiments fragilisés.
« Mwen te kwè se fen monn lan. Kay la te tranble tankou papye », raconte Micheline, une résidente de Delmas 33, encore sous le choc.
Dégâts matériels et blessés légers
Selon les premières informations recueillies auprès de la Protection Civile, plusieurs maisons anciennes ou mal construites ont subi des fissures importantes. À Carrefour, une école s’est partiellement effondrée, heureusement vide à cette heure-là. Des poteaux électriques sont également tombés, causant des coupures de courant dans certains secteurs.
Des blessés légers ont été signalés, principalement dus à des chutes ou des mouvements de panique. Aucune perte en vie humaine n’avait été confirmée à l’heure de la rédaction de cet article.
Les autorités appellent au calme
Le Bureau des Mines et de l’Énergie (BME), responsable du suivi sismologique en Haïti, a confirmé la magnitude du séisme et a appelé la population à rester vigilante, tout en évitant la panique. « Il pourrait y avoir des répliques, mais à ce stade, aucune alerte de tsunami n’a été émise », a déclaré un représentant.
Le Premier ministre de facto a publié un message sur les réseaux sociaux dans la nuit, exprimant sa solidarité avec les familles affectées et appelant à la prudence.
Un pays vulnérable
Haïti est situé sur une faille tectonique active entre les plaques caraïbe et nord-américaine. Le pays reste profondément marqué par le séisme dévastateur du 12 janvier 2010, qui avait fait plus de 200 000 morts. Depuis, malgré quelques efforts de sensibilisation, beaucoup d’habitants vivent toujours dans des constructions précaires, sans normes parasismiques.
Ce nouveau séisme vient rappeler la grande vulnérabilité d’Haïti face aux catastrophes naturelles. Dans un contexte déjà très difficile marqué par l’insécurité, l’instabilité politique et la crise humanitaire, la population reste livrée à elle-même. Les autorités appellent à la vigilance, tandis que les premières évaluations des dégâts se poursuivent ce matin.




